Ma Blonde-Paris

17 juin 2015

Blur

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Mon premier concert de quadra me ramène finalement à mes 20 ans! Revoir Blur au complet, en forme, généreux, plein de fraîcheur! Quel plaisir de retrouver Damoooooon et sa bande, 13 ans plus tard! Des tubes, le nouvel album, un rythme fou, un plaisir partagé! Et une scénographie sublime aux éclairages délirants! Et puis tu vois que t'as 40 ans quand au stand des tee-shirts, ils vendent des tee-shirt en taille 6 ans et que tu en ramènes un pour ton héritier (bon Le Brun s'en est aussi acheté un, hein!). Wouhouuuuuuu!

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16 juin 2015

40 ans à Séville! (3)

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 Voilà, Séville ce sont des ruelles ombragées, des orangers sur des places, des parfums à la tombée de la nuit, des tapas, des sangrias, une soirée d'anniversaire près de l'Alcazar, un passage de décennie tout en douceur grâce à mon Brun, c'est monter la Giralda et admirer le panorama, c'est la cathédrale au gothisme flamboyant et où l'on peut voir le tombeau de Christophe Colomb, c'est les calèches et le son des sabots des chevaux, c'est des boissons fraîches dégustées sur une place, c'est le parc Mario Luisa magique avec la fanfare des perruches dans les arbres, c'est la Pavillon Mudejar, c'est le soleil, le ciel bleu, c'est une douceur de vivre, c'est là que j'ai eu 40 ans.

Super restau où dîner le soirn une terrasse arborée au oied des remparts de l'Alcazar: Corral del Agua: Callejon del Agua, 6

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14 juin 2015

40 ans à Séville! (2)

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Paon

Las Teresas

Robe

Olé

En ce deuxième jour, on commence à s'habituer à la chaleur (quoique!), on tente les churros/chocolate pour le petit-déj mais vu qu'il fait déjà plus de 20°C, on préfère le zumo de naranja natural avec quelques glaçons et c'est parti pour visiter le sublime Alcazar! Un jardin d'Eden où palmiers, paons, rosiers, buissons de myrthes, des arbres magnifiques se mélangent et un palais digne des 1000 et une nuits, la visite est douce, spectaculaire, agréable et nous rappelle la fameuse partie de cache-cache entre Yves Montand et Alice Sapritch dans La folie des grandeurs! Un lieu incontournable dans Séville, à ne pas râter!

Ensuite direction, le quartier de Santa Cruz, l'ancien quartier juif de Séville, une merveille de dédale de rues et de places où le murmure des fontaine, les terrasses à l'ombre des orangers et la douceur de vivre vous donne envie de vous arrêter siroter un granizado, una sangria, una cerveza, una agua con gaz à chaque fois (mais pas en même temps, hein!)! Il fait chaud, ça tombe bien! On décide de déjeuner à Las Teresas, un bar à tapas typique où locaux et touristes se côtoient au bar. Quel plaisir de grignoter dans un endroit qui ne ressemble pas à un énième bar du Marais ou de Brooklyn avec un mur en brique/un hipster en chemise à carreaux/et des bagels à 12 euros! Ici, c'est typique (des vieux tableaux, des vieilles affiches, les jambons qui pendent...), c'est local, c'est pas uniformisé, c'est bon et bon marché! Un régal!

Las Teresas, Calle Santa Teresa, 2 (dans le quartier Santa Cruz)

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08 juin 2015

40 ans à Séville! (1)

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C'est à Séville que le Brun m'emmena pour fêter mes 40 ans! Olé! C'est parti pour quatre jours calientes! Je vais vous faire partager nos coups de coeur et nos bonnes adresses!

Premier jour, pas de décalage horaire mais un gros décalage de températures! Après deux heures d'avion, on prend 20 degrés Celcius de plus sur la tête, n'oubliez pas vos chapeaux! Pour l'hébergement, c'était la première fois qu'on tentait Airb&b, un appart agréable, joli en plein centre, nous n'avons jamais pris les transports en commun, juste le taxi pour l'aéroport (un prix fixe pour le trajet de 25 euros). On ouvre la valise, on met nos affaires d'été et nos sandales et en route pour découvrir Séville, la ville de Vélasquez, Carmen et Don Juan! 

Première étape, la Plaza de Toros, les arènes majestueuses et impressionnantes de la ville. Le sol jaune, les murs rouges et blancs, le soleil qui tape, une ambiance folle dans ce lieu mythique de la culture andalouse. Un musée de la tauromachie a été créé au sein des arènes, une jolie chapelle... un bel endroit à la photogénie indiscutable. Il est 15h, le soleil est de plus en plus ardent, il est temps de rentrer dans un bar à tapas pour déjeuner!

On décide de traverser le Guadalquivir, direction le quartier de Triana. Ne manquez pas d'aller déjeuner à Las Golondrinas, les habitants du quartier y vont le week-end, mention spéciale aux chipirones à la plancha, aux carottes au cumin et aux champignons avec leur petits chapeaux verts: une crème à l'ail délicieuse! La sangria est top aussi! Un passage au marché couvert de Triana, tout près de la belle tour recouverte d'azulejos, et saliver devant les jambons, les melons et les poissons frais. J'adore aller dans les marchés et supermarchés des pays étrangers, c'est un début d'immersion que de voir l'alimentation du pays. Jusqu'à 17h, la ville se repose, il fait trop chaud pour travailler! ^^

Le soir, nous avons dîner au bord du fleuve et avons pu admirer les clochers, les toits, la végétation. Rentrer alors qu'il fait nuit et que la chaleur se calme un peu. En profiter pour aller siroter un mojito au bar The Secondroom, le meilleur bu depuis mon séjour à Cuba, un mojito servi dans un pot de miel, généreux et avec de la vraie glace pilée (pas des glaçons comme la plupart du temps, hélas!)! Et à 6 euros, on peut même en prendre un deuxième! Voilà pour le premier jour!

Las Golondrinas: Calle Antillano Campos, 26

Bar The Secondroom: Calle Placentines, 19

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01 juin 2015

40 ans

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Il était 5h50 du matin, à l'hôpital international de la Cité Universitaire, quand il y a 40 ans, jai poussé mon cri primal, ma mère m'a prise dans ses bras et mon père a porté son premier regard sur moi. il voulait un prénom, ma mère un autre, ils ont composé mon prénom. Horses de Patti Smith et Desire de Bob Dylan sont de la même année que moi. C'est juin, le premier jour, le temps des cerises. Ma mère a acheté mon faire-part de naissance boulevard Saint-Germain dans une boutique appelée Diptyque. Je suis la première petite-fille de mes grands-parents. mon cousin Cyprien va naître fin le dernier jour d'août. J'apprends à faire du vélo et du roller (avec 4 roues!) au Parc de Sceaux. Mes copines s'appellent Bénédicte, Laure, Diêm-Khan, je suis en maternelle, en Oshkosh/chemisier Liberty/Start-rite rouges. j'adore l'eau, la mer, nager, on met un temps fou à me convaincre de sortir de l'eau. La première fois que je prends l'avion c'est pour aller à Alger avec Maman.Je passe mes vacances au bord de la Méditerranée, en juillet avec Pépé et Mémé et en août avec Maman et Papa et puis que Maman et à nouveau avec Maman et Papa et après qu'avec Maman. Je n'aime pas les séparations. Pépé m'emmène à la piscine l'hiver, le dimanche matin après le marché et l'été on met nos masques et nos tubas pour chatouiller les poulpes et froler les poissons. Le samedi, je prends le 68 avec Mémé pour aller aux Galeries Lafayette, je reviens souvent avec un habit pour mon bébé Corolle. J'adore lui tenir sa main dans la foule du boulevard Haussmann. Le soir on regarde les variétoches de Marithé et Gilbert Carpentier (Pépé m'a acheté un coupon de lamé pour que j'imite les chanteuses!) et puis Droit de réponse avec Michel Polac. Le samedi soir après c'est Champs Élysées et Les enfants du rock! J'aime l'école et ma copine Capucine qui me confit que ses parents ont vu Renaud en concert mais que c'est un secret. Un Tonton préside le pays, les grands portent des badges, il y a des punks au Forum des Halles et une gomme qui sent la fraise dans ma trousse. Papa est de retour, on part en Angleterre sur un bateau, je donne du pain de mie aux canards de la Tamise. J'adore mon sweatshirt Snoopy. Tu regardes le mardi soir La dernière séance après le cour de piano et le mercredi c'est danse. Mémé t'amène parfois rue de la Paix chez Repetto, les tutus et les chaussons sont si jolis. À la fin de l'école primaire, une de tes camarades meurt d'une leucémie. Tu penses encore souvent à elle, Solène. C'est le collège, Maman tricote des pull Any Blatt. Tu rêves d'un pull angora de chez Benetton dont tu collectionnes toutes les pubs. Maman me l'achète un samedi après-midi. Mes seins ne poussent pas. On commence à faire la bise aux garçons. C'est l'époque du Top 50 et des 45 tours achtés au Monop. il y a les Noël en Picardie dans la maison de Mémé où j'ai peur d'aller au grenier mais j'aime y retrouver les vieilles robes et les pattes d'eph que j'essaie devant le miroir et parfois les vacances en Corrèze et les balades au Puy de Momé au milieu des chataignes. Un jour, je regarde Shaka Zulu et je me dis que je voudrais être ethnologue. On passe un mois au Bugrkina Faso, une claque: chevaucher des crocodiles vivants, tomber en panne en pleine brousse, dormir dans une case, aller chercher de l'eau au puits. Un voyage important pour une fille de 12 ans. Ma tante est enceinte, Cyprien va avoir un petit frère mais la naissance va être difficile: des opérations, le CHU de Montpellier et puis la vie qui reprend ses droits. Mes copines s'appellent Corinne et Caroline. C'est la mode des Creeks et des sweatshirts Blanc Bleu. Tu redoutes le jour où tes grans-parents ne seront plus là, tu passes des heures au téléphone avec tes copines. Bientôt 16 ans, je découvre les Doors, je vais à La Droguerie m'acheter des perles, je rencontre Agathe, on se marre, je déménage mais veux rester dans le même lycée. Ce sont de belles années de découvertes en tous genres. Je suis fan du Rouge et le Noir, on découvre Nirvana. Je m'habille aux Puces, c'est le grunge, jean déchiré, chemise de bucheron et Converse défoncées. On doit choisir sa voix, j'aime les langues et l'Histoire. Clémentine, ta chatte, meurt la veille de l'oral du bac blanc de français, tu as une extinction de voie... En juin, pour le vrai oral, ce sera L'éducation sentimentale de Flaubert. L'été qui suit, la nuit de la Saint Mour, tu le fais pour la première fois. C'est les vacances, l'insouscience, c'est faire la fête le soir et plonger dans l'eau le jour. Le SIDA menace. c'est l'année du bac, tout semble possible, 15 ans de scolarité s'achèvent. Direction la Sorbonne, les soirées étudiantes, les cinés, les baby-sittings. je vais chercher Hugo et Rosa tous les jours à l'école. Il y a aussi Caspar, Ava, anglais, que je vais même garder dans le Devon. Et puis Arthur, Kino et Gina dont je m'occupe l'été à Majorque. C'est la belle vie. Je rencontre Nuria, Guillem, leurs cousins, on fait la fête, je bosse, on fait la fête. J'aime moyen la fac mais j'aime les cours. Maman m'emmène à New York, grandiose, hélico by night au dessus de Manhattan, grimper en haut du WTC, Broadway... Je rencontre Chris à Paris, le bel américain qui me fait découvrir Wong Kar Wai. Je vais voir trois fois Lost Highway de David Lynch en une semaine. J'aime aller en concert. Je garde parfois la petite Lou le soir et je vais commencer un stage dans l'édition. C'est le début de l'aventure professionnelle avec Anne. Je rencontre Céline, Églantine, Dominique, Benoît, Émilie, ils sont toujours là. C'est une période enchantée. À la fin de mon stage, j'embraie sur un autre et je passe le réveillon 1999 à New York chez Chris. Il neige. Un séjour initiatique, triste mais finalement bénéfique. À mon retour, je suis embauchée dans l'édition. Je retrouve les copains. Je dois faire mes preuves. Je suis motivée, je découvre, j'apprends, je rencontre. Je fais plusieurs concerts par semaine. J'emménage dans mon premier appart. C'est compliqué avec les mecs. Je contacte une psy. Une fabuleuse rencontre. Je lis. J'évolue. Être seule me pèse. Je quitte mon poste pour un autre, c'est la maturité. Je rencontre de nouvelles personnes. Je rencontre un homme. Une promenade sur la plage de St Malo. Une conversation dans un bistrot près de la gare de Lyon. Je pars découvrir Cuba avec Maman. J'ai un homme en tête. Je rentre. Un homme va devenir mon homme. Je repar à Cuba avec lui. Chez moi, chez lui, chez nous. Je suis étonnée de tant de facilité. Pépé meurt un mardi de juillet, l'été de mes 30 ans. Nous partons en Afrique du Sud. Il y a des fêtes dans le jardin, des désirs, des envies, des voyages. Et puis si je faisais un enfant? cela va prendre du temps. Parfois le moral est bas. Mais un samedi glacial de janvier,la vie se met en marche. Un mardi de janvier, je sors de réunion pour appeler le labo, c'est positif. J'ai adoré être enceinte. Je me souviens de ce vendredi d'octobre, le premier, le plus beau. Melvil. Mon fils. Apprendre chaque jour, faire de son mieux, c'est à mon tour de jouer. De fonder une famille, des souvenirs. C'est une maison qu'on réinvente, c'est des vacances à trois ou plus. C'est commencer à dire plutôt vieillir que grandir. C'est faire des choix, parfois être lasse. C'est en même temps savourer sa chance. Avoir conscience de tenter de régler des choses mais que ça on ne peut pas le faire à la place des autres. C'est aimer chaqud jour, voir grandir un petit garçon, lui donner confiance et rire de ses réflexions si justes souvent. C'est sa passiln des animaux. C'est le temps qu'il passe avec ma mère, mon père et ses grands-parents paternels. C'est la décennie de quelques mariages, de naissances et de séparations. C'est la peine et la joie. La maladie parfois. C'est l'heure du bilan. Et donc de nouvelles envies, de nouveaux projets et dansersur des talons Patricia Blanchet. C'est croire en soi, prendre sa vie en main, savourer le soutien de l'amour. C'est l'envie d'y croire. C'est faire la fête. Pour cette nouvelle décennie, je souhaite que ça fasse sens. Aujourd'hui, je fête mes 40 ans! En avant!

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28 mai 2015

Mon amour

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Une mère et son fils, c'est l'heure de se coucher, le petit garçon interroge sa mère sur l'oreiller: "Maman, est-ce que tu m'aimeras toujours?". L'album d'Astrid Desbordes et Pauline Martin tente de répondre à cette question universelle. Comme réponses, les auteures proposent un inventaire de situations quotidiennes, les mots sont justes, émouvants, les dessins illustrent à merveille le propos. L'amour maternel qui n'étouffe pas, n'abuse pas, où chacun trouve sa place. Un album que tout enfant et toute maman devraient avoir dans leur bibliothèque. Un livre coup de coeur, comme une déclaration. Une déclaration qui rassure, rapproche, honore, bouleverse, respecte. C'est beau l'amour!

Mon amour d'Astrid Desbordes et Pauline Martin, éditions Albin Michel Jeunesse.

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17 mai 2015

Des pétales et un mariage


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C'est la saison des pivoines, j'aime les anciennes, rondes, déployées, éclatantes de couleurs et parfumées subtilement. C'est les roses écloses peu à peu qui dévoilent peu à peu leurs nuances. C'est l'heure de l'apéro avec quelques asperges sauvages, si délicates et si vite dégustées. C'est le temps d'apprécier le jardin, la belle saison où tout se révèle. Et c'est un joli week-end de mai où les amis se disent oui après tant d'années.

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10 mai 2015

Embruns et parfums

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Regarder les bateaux et penser à cette chanson de Jonasz qui me fait apparaître une boule de sanglot dans la gorge. Longer la plage, ses coquillages, ses rochers, la marée est basse. Regarder mon enfant grandir et ressentir avec lui la douce sensation des pieds qui sont chatouillés pour la première fois de l'année par les grains de sable. Dans trois semaines, je passe un cap, une décennie et j'ai l'impression de vivre un raz de marée dans ma tête. Les quarantièmes rugissants. Savoir ce que je veux et avoir peur de le vivre, l'affirmer et de tenter. Chaque dizaine annonce une aventure finalement. Je regarde mes Converse arpenter la plage, mes yeux détecter les nacres et les coquillages, la mer est de la couleur d'un tableau impressioniste. Le spleen, le blues, la nostalgie, la mélancolie, tous se mêlent dans ma tête, j'ai la larme facile et je pense savoir de mieux en mieux ce que je veux. On voudrait ne jamais décevoir, mais c'est finalement  impossible. Aujourd'hui des choix s'imposent. J'aime regarder le plaisir de mon fils à triturer le sable, à malaxer le minéral les cheveux au vent. J'ai aimé me promener dans les jardins de la maison de Christian Dior qui fait face à la mer. Les camélias sont en fleur, la glycine embaume, les rosiers sont plein de promesses. Les embruns et les parfums du jardin se mêlent en une parfaite harmonie. L'harmonie, voilà ce à quoi j'aspire.

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01 mai 2015

Le muguet de mai

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Le muguet, ses clochettes, son parfum, sa délicatesse...c'est toujours un plaisir de le retrouver dans le sous-bois.

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14 avril 2015

Amours et Requin

 

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 Une belle histoire d'amour au début du XXème siècle où il est question de maternité, de secrets de famille, de maison, de femmes. Un roman court où l'on sent que l'auteure nous joue une petite musique et nous entraîne à travers la cuisine, le salon, les chambres, les couloirs et les étages d'une maison où les non-dits vont voler en éclat.

Amours de Léonor de Recondo, éditions Sabine Wespieser

Un homme se noie dans un lac artificiel près de Dijon, une crampe fatale, sa femme et son fils ne le voient pas sombrer. Il va remettre à la surface des souvenirs, nous dire ses réflexions métaphysiques sur l'existence, sur la Nature plus ou moins hostile (enfin ici c'est plutôt plus!), sur la vie, sur la mort. Humour, cynisme, désabusement, fulgurance du souvenir et du désir. Qu'est-ce qui fait une vie? Un récit qui pourrait être résumé par l'ultime phrase de Martin Eden de Jack London (un des auteurs préférés de Belin!): "...et quand il le sut, il cessa de le savoir.". J'aime le chanteur, j'aime l'écrivain.

Requin de Bertrand Belin, éditions P.O.L.

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